Lectures

Lectures préférées de 2020

Je ne sais pas si c’est à cause des deux confinements que nous avons éprouvés, mais je dois dire qu’il y a eu du bon : l’ennui m’ayant assaillie, mes yeux ayant été anéantis par toutes les séries sur écran, je me suis retournée vers mon premier amour : la lecture. Pas la lecture difficile, mais celle qui me détend, me fait rire et me fait pleurer. Sans prise de tête, avec beaucoup de douceur et de joie. 

Meilleures lectures détentes de l'année 2020

Je crois bien que pour cette année, j’ai lu comme jamais ! Au moins une cinquantaine de livres. De tout et de n’importe quoi. J’estime qu’il y a de la vraie littérature, la classique, celle vers qui je me tourne quand je ne sais pas quoi lire. Mais il y a des moments où je lâche prise, où je préfère lire une BD, un webtoon, une fanfiction, un manuel scolaire, des ouvrages qui nécessitent un travail colossal autant dans le scénario que dans la mise en page ou le dessin. À mes yeux, c’est pour moi une vraie bouffée d’air ! Loin des bouquins universitaires, à deux années-lumière de mes travaux de recherche et de la thèse. Et j’ai besoin de ça ! Voilà donc mes coups de foudre de l’année 2020.

Rencontrez les coups de foudre

Les romans de Pearl Buck

Je pense que les livres de Pearl Buck (1892-1973), prix Nobel de littérature en 1938, m’ont happée dans un univers que j’ignorais totalement, tant l’histoire et les traditions sont différentes des nôtres. L’autrice américaine (que j’affectionne particulièrement) s’est attachée à décrire la Chine traditionnelle, peu à peu en rupture avec la Chine de Mao. Les romans de Pearl Buck démontrent une grande chaleur humaine, un amour pour la vie et pour un monde meilleur. Les personnages principaux sont en majorité des femmes qui rêvent de liberté. Le premier roman que j’ai lu est Pavillon des femmes. Quelle claque ! J’ai fini par lire les autres tires : Pivoine, Vent d’Est, Vent d’Ouest, La Terre Chinoise, La mère, etc. Tant d’ouvrages qui m’ont transportée. 

Les fanfictions de Sophie Griselle (Natalhea)

En 2020, je me suis replongée dans l’univers des fanfictions. Bien par hasard, je dois l’avouer, j’avais délaissé ce genre à mon entrée à l’université. On dénigre bien trop les fanfictions à mon goût, alors que c’est un véritable moyen d’exercer sa plume, de faire des rencontres inoubliables et de tomber sur des pépites. Les histoires de Natalhea font partie de ces merveilles sur lesquelles on ne tombe qu’une fois tous les dix ans. Cette écrivaine en herbe écrit principalement sur l’univers d’Harry Potter (mon premier amour d’enfant). Son style est revigorant, m’a envoutée… les scenarii ont fait le reste. Une pépite vous dis-je !

Dépossession de Soleil-de-miel

Sans prise de tête, on reste encore dans les « fanfictions-qui-faut-lire ». Celle-ci fut aussi un véritable choc tant l’histoire était bien menée. Le style est à la première personne et nous suivons les aventures de Pansy Parkinson, un personnage que je détestais étant plus jeune. Mais ici, Soleil-de-miel nous dévoile une femme forte ayant vécu de terribles épreuves et qui tente de se reconstruire à New York. La romance (pas du tout mièvre) qui en découle est bien menée, et Ron Weasley est superbe. Fort heureusement, on ne se concentre pas que sur ça : le fil conducteur est une enquête palpitante. L’équipe du Mediator est l’une des meilleures de tout l’univers des fanfictions. 

Je recommande cette lecture à l’infini !

Pansy Parkinson a vu ses rêves tomber en poussière. Réfugiée aux Etats-Unis, elle a décidé d'abandonner le monde sorcier pour reconstruire sa vie auprès des Non-Maj'. Elle tente de mener une existence normale, entourée de gens qu'elle aime et évite à tout prix les situations trop compliquées ou dangereuses. Jusqu'au jour où une ancienne tête rousse décide de réapparaître.

Miss second rôle de YumYum et Ellianyang

Elle se réveille un jour dans son roman préféré. Ce serait l'occasion de briller, sauf qu'on lui a donné un rôle de potiche absolue ! Aucun moyen d'approcher l'héroïne ni les 3 hommes qui lui tournent autour comme des mouches. Pas grave, elle arrivera coûte que coûte à exister ici !

Que dire de ce webtoon ? Je me suis fendu la poire ! Littéralement. Tout le temps et à chaque chapitre. J’ai trouvé les dessins si beaux, si délicats. La tournure que prend l’histoire m’a surprise et m’a beaucoup plu ! Ce webtoon n’est pas terminé en vf, malheureusement, mais j’attends toujours la suite avec impatience. Quand je vous disais que je ne me prenais pas la tête ! On est loin des pavés empruntés à la bibliothèque universitaire. Et rien que pour m’être amusée en lisant ce comic, ça valait le coup !

Dans une bourgade du sud de l'Australie, dans les années 1960, débarque un jour Hannah Babel. Une Hongroise de Budapest, juive, rescapée d'Auschwitz où ont péri son mari et son fils unique. Une sorte d'extraterrestre pour les gens de Hometown, qui l'accueillent sans réticence, sidérés néanmoins lorsqu'elle annonce son intention d'ouvrir une librairie, du jamais vu en ville jusqu'alors. Un fermier du coin, Tom Hope, lui apporte son aide. Trentenaire mutique, humble et généreux, Tom soigne ses vergers, s'occupe de ses moutons, et se console de son célibat forcé en élevant avec amour Peter, l'enfant que son ex-femme lui a laissé, dont il n'est pas le père et qu'elle lui reprendra un jour. Hannah, la délirante, la tourmentée, s'enflamme pour Tom et l'embrase. Une telle passion entre deux êtres apparemment si étrangers l'un à l'autre peut-elle durer ? Et quel avenir pour le petit Peter, forcé de rejoindre une mère qui ne l'a jamais aimé ? Une histoire de " coeurs brisés " qui révèle le talent d'un écrivain sachant manier poésie, tendresse et ironie, transformer de tragiques épreuves en une ode à la beauté des paysages et des hommes, en une ode à la vie – malgré tout.

La librairie des cœurs brisés de Robert Hillman

Nul doute que ce roman est celui qui m’a le plus émue. Je n’étais pas très emballée par le résumé, or, en lisant les premières pages, j’ai su que ça allait être une belle lecture. Mes aïeux ! Je ne m’étais pas trompée. Les personnages sont si attachants. Savez-vous vraiment ce qu’est la bonté ? L’amour inconditionnel ? La rédemption et la reconstruction ? Ce livre donne à voir l’homme sous toutes ces facettes ; d’Auschwitz à l’Australie ; des livres classiques à une ferme remplie d’animaux ; des cœurs palpitants aux cœurs brisés. J’ai adoré. Mon seul regret c’est qu’il s’agit du seul roman de Robert Hillman traduit en français. Tant pis, je les lirai en anglais. J’ai déjà commandé The boy in the Green Suit, j’attends avec impatience qu’il arrive dans ma librairie. 

Dans l'abîme du temps, les chefs d'œuvre de Lovecraft par Gou Tanabe

Ma meilleure amie, Marie, me parle toujours avec passion de ses coups de coeur et de ses trouvailles littéraires. Elle m’a fait découvrir H.P. Lovecraft et son univers qu’elle affectionne depuis des années ! 

Ni une, ni deux, je me suis précipitée dans la bibliothèque de mes amis pour y dénicher un de ses ouvrages. Faut dire que Lovecraft est le précurseur de l’horreur et de la science-fiction. Dans l’étagère de Médéric j’ai trouvé ce roman graphique, qui se lit comme un manga. Mais quel coup de poignard ! J’étais tout le temps inquiète pour le personnage principal, cet universitaire qui devient complètement fou, qui finit par faire des recherches archéologiques on ne sait où, qui peut lire des ouvrages dans des langues étrangères, qui ne reconnait ni sa femme et ses enfants. Puis, cinq ans plus tard, il revient à lui. C’est un cauchemar ! La curiosité nous pique : que lui est-il arrivé ? Niark niark ! Il faudra lire pour savoir. 

Certaines choses devraient rester cachées pour l'éternité... En 1935, au fin fond de l'Australie, le Pr Nathaniel Peaslee recherche avec frénésie les traces d'une civilisation inconnue. Il ne comprend pas pourquoi, mais il connaît ces lieux, comme si un autre avait implanté des souvenirs en lui. Il sait que quelque chose d'aussi mystérieux que terrifiant se tapit, là, dans les profondeurs du sable du désert...

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